Clap de fin pour le rond-point-discothèque : extinction des feux après un succès limité
#TOURNEFEUILLE — C’est une page de l’histoire culturelle locale qui se tourne.
Le célèbre rond-point-discothèque, cet ouvrage expérimental caractérisé par une densité de feux tricolores au mètre carré jusqu’alors réservée aux aéroports internationaux et aux consoles de DJ berlinois, aurait finalement baissé le rideau après seulement 2 mois d’exploitation.
Une extinction des feux saluée par une partie des automobilistes.
Et par plusieurs neurologues.
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Un concept en avance sur son temps
À son inauguration, le projet avait immédiatement suscité l’admiration.
Il faut dire que l’équipement proposait :
des feux rouges
des feux verts
des feux oranges
des feux oranges clignotants
parfois plusieurs simultanément
et occasionnellement des embouteillages permettant d’apprécier le spectacle dans son intégralité.
Une expérience immersive unique dans la région.
“On ne savait jamais vraiment si on devait avancer, s’arrêter ou danser”, témoigne un usager.
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Une fréquentation décevante
Malgré ses nombreux atouts :
parking gratuit à proximité
accès routier permanent
lumière d’ambiance
bande sonore composée de klaxons authentiques
absence totale de contrôle à l’entrée
le rond-point-discothèque n’a jamais réussi à attirer le public espéré.
Concurrencé par les free-parties des hauts plateaux du Larzac et certaines raves sauvages du Morbihan, mieux référencées sur Telegram, le site n’aura jamais trouvé sa place dans le cœur des teufeurs.
“Pourtant, on avait les stroboscopes”, regrette une source proche du dossier.
“Et même les bouchons.”
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Les automobilistes, seuls spectateurs malgré eux
Faute de festivaliers, les seuls participants réguliers auront finalement été :
les habitants
les livreurs
les parents pressés
et quelques retraités coincés dans la circulation.
Certains évoquent encore aujourd’hui des séquelles visuelles.
“Après douze minutes à l’arrêt au milieu des feux oranges clignotants, j’ai commencé à entendre de la techno”, raconte un conducteur.
“Au bout de quinze minutes, j’étais persuadé d’être au festival Astropolis.”
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Un investissement lumineux
L’ouvrage restera également célèbre pour avoir démontré qu’il est possible :
de fluidifier difficilement la circulation
de ralentir efficacement les automobilistes
et d’éclairer abondamment les contribuables sur l’usage créatif de leurs impôts.
Une triple performance rarement observée dans les annales de l’aménagement urbain.
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Conclusion : la dernière danse
Aujourd’hui, les feux s’éteignent progressivement.
Les stroboscopes oranges disparaissent.
La circulation retrouve un semblant de logique.
Et les habitants redécouvrent avec émotion ce sentiment oublié :
traverser un carrefour sans assister à un spectacle son et lumière.
Comme le résume un automobiliste, les larmes aux yeux devant le dernier feu clignotant :
“On ne saura jamais si c’était un rond-point, une installation artistique ou une rave subventionnée. Mais une chose est sûre : c’est la première boîte de nuit où j’ai passé autant de temps sans jamais réussir à entrer.”
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